LA COUR DE CASSATION, DEUXIÈME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le deuxième moyen :
Attendu, selon l'arrêt attaqué (Toulouse, 30 avril 2008) que par acte notarié du 18 décembre 1999 la SCI du Golf (la SCI), constituée par M. et Mme X..., a acquis une villa au prix de 350 632, 74 euros sur laquelle ont été entrepris des travaux d'aménagement, cette opération étant financée au moyen du prix de vente d'une maison dont M. et Mme X... étaient propriétaires et d'un découvert de 76 224, 51 euros autorisé par la caisse régionale de Crédit agricole mutuel de Toulouse et du midi toulousain (la caisse) ; que suivant deux offres sous seing privé du 11 janvier 2000, acceptées le 21 janvier 2000, la SCI a souscrit auprès de la caisse deux prêts immobiliers de 76 224, 51 euros et 152 449, 02 euros pour une durée de dix ans ; que par acte du 27 janvier 2000 M. et Mme X... ont souscrit auprès de la société Prédica, filiale de la caisse, un contrat d'assurance vie moyennant le versement d'une prime initiale de 152 449, 02 euros provenant des fonds prêtés et l'ont affecté en nantissement au profit de la caisse ; que le 17 juillet 2003 les deux prêts ont été remboursés par anticipation