Présidente de la commission Égalité du Conseil national des barreaux, Aminata Niakate vient aussi d'être élue présidente de la Fédération nationale des unions des jeunes avocats (FNUJA). Elle nous présente les grandes lignes de ses projets pour le syndicat et pour l'institution.
Gaz. Pal. :
Le Congrès de la FNUJA s’est déroulé du 9 au 13 mai derniers à Bayonne. Quel bilan en tirez-vous ?
Aminata Niakate :
Ce fut un congrès mémorable où la convivialité fut à l’honneur grâce à l’incroyable accueil de l’UJA de Bayonne et où les jeunes avocats se sont montrés, par les motions qu’ils ont prises, audacieux, responsables, solidaires et progressistes, à l’image du mandat d’Alexandra Boisramé, notre présidente sortante. Nous avons pris position relativement à la libre communication des avocats : nous sommes favorables à la mention sur tout support (site internet, plaque, vitrine ou carte de visite…) des domaines d’activité pratiqués par les confrères, tant que cette information est loyale et sincère et qu’il n’est pas créé de confusion avec la spécialisation. Par nos motions, nous avons aussi exhorté nos institutions représentatives à prendre des mesures fortes pour parvenir à l’égalité réelle au sein de la profession, notamment en intégrant au RIN un « principe d’égalité ». Nous avons fustigé la déshumanisation de la justice pénale et exprimé notre soutien aux