La vente d’immeuble à rénover (VIR), dont le statut est intermédiaire entre la VEFA et la vente ordinaire, a été introduite par la loi ENL (L. n° 2006-872, 13 juill. 2006) et son décret d’application (D. n° 2008-1338, 16 déc. 2008).
Des contribuables ont, pour le calcul de leur impôt sur leur revenu, déduit de leurs revenus fonciers les dépenses de travaux réalisés par le vendeur dans le cadre d'un tel contrat.
Par un arrêt du 17 octobre 2022, le Conseil d’État rejette cette interprétation et énonce que la part du prix d’acquisition relative aux dépenses de travaux ne peut être considérée comme une charge déductible.
CE, 17 oct. 2022, no 460113 : Lebon T.
L'essentiel
-
Dans le cadre d'un contrat de VIR, le prix des travaux devant être réalisés par le vendeur est un élément du prix d'acquisition de l'immeuble.
-
Dès lors, le coût de ces travaux, qui ne sont pas des charges de propriété, ne peut, pour la détermination du revenu net, être déduit des revenus fonciers provenant de la location du bien ainsi acquis.
Quel est le régime juridique de la VIR ?
Le vendeur d’un immeuble bâti, à usage d'habitation ou à usage professionnel et d'habitation, ou destiné après travaux à l'un de ces usages, qui s'engage, dans un délai déterminé par le contrat, à réaliser, directement ou indirectement, des travaux sur cet