En matière de vices cachés des matériaux de construction, un arrêt de la Cour de cassation du 25 mai 2022 apporte des précisions afférentes à la prescription de l’action récursoire du constructeur à l'encontre du vendeur. La solution retenue par la Cour de cassation semble aller dans le même sens que la réforme en cours des contrats spéciaux.
Cass. 3e civ., 25 mai 2022, no 21-18218, FS-B (rejet)
L'essentiel
-
Le constructeur responsable à l'encontre du maître de l'ouvrage des vices affectant les matériaux de construction (ou son assureur) dispose d'une action récursoire contre le vendeur desdits matériaux.
-
S'agissant des ventes conclues avant l'entrée en vigueur de la réforme de la prescription, le 19 juin 2008, le délai de cette action récursoire, qui est de 2 ans, court à compter de la vente et est suspendu jusqu'à ce que la responsabilité du constructeur ait été recherchée par le maître de l'ouvrage.
-
S'agissant des ventes conclues postérieurement, le recours doit être formé dans le délai de 2 ans à compter de l'assignation du constructeur sans pouvoir dépasser le délai butoir de 20 ans à compter de la vente initiale.
Action en garantie des vices cachés : quels sont les points de départ et les délais la prescription ?
Bref délai. Le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue