L’action en nullité d’une cession de parts sociales, fondée sur l’absence de consentement, court à compter de la découverte du vice par le prétendu cédant. La publication de l’acte de cession au RCS, destinée à assurer l’opposabilité aux tiers, ne fait donc pas courir le délai de prescription.
Cass. 3e civ., 25 mai 2022, nos 21-12238 et 21-13620, FS–B
Extrait :
Faits et procédure
2. Selon l’arrêt attaqué (Montpellier, 9 décembre 2020), le 24 février 1994, la société civile immobilière Anissa (la SCI) a été constituée entre MM. D., U. et K. O.
3. Par acte du 14 novembre 2005, enregistré au registre du commerce et des sociétés le 28 novembre suivant, M. U. O. a cédé à Mme R., épouse de son frère D., la part qu’il détenait dans la société.
4. Soutenant que sa signature avait été falsifiée, M. U. O. a, le 21 décembre 2016, assigné Mme R. et la SCI pour faire constater l’existence d’un faux et obtenir l’annulation de la cession et des dommages-intérêts.
Examen du moyen (…)
Sur le moyen, pris en sa première branche
Énoncé du moyen
6. Mme R. et la SCI font grief à l’arrêt de rejeter la fin de non-recevoir tirée de la prescription et dire l’action recevable, (…)
Réponse de la Cour
7. En premier lieu, selon les premier et