Cet arrêt non publié de la Cour de cassation fournit une illustration intéressante de l’extension de la procédure collective d’un entrepreneur individuel à son conjoint et à la société unipersonnelle créée par ce dernier.
Doublement fondée sur la confusion des patrimoines des personnes physiques et la fictivité de la personne morale, la solution atteste des dangers de l’exploitation de l’entreprise familiale et souligne, une nouvelle fois, l’insuffisance des règles qui lui sont applicables.
Cass. com., 2 juill. 2013, no 12-23743, EURL Construction et rénovation du sud, F–D
Extrait :
Sur le moyen unique :
Attendu, selon l’arrêt attaqué (Nîmes, 10 novembre 2011), que Mme X, qui exerçait, à titre personnel, une activité dans le secteur du bâtiment sous l’enseigne RS Construction, a été mise en liquidation judiciaire le 19 décembre 2007 ; que le liquidateur a assigné en extension de la liquidation judiciaire sur le fondement de l’article L. 621-2 du code de commerce le conjoint de Mme X et l’EURL Construction et rénovation du sud (l’EURL), immatriculée le 21 novembre 2007 par M. X qui en était l’unique associé et le gérant ;
Attendu que M. X fait grief à l’arrêt d’avoir prononcé à son encontre et à l’encontre de l’EURL l’extension de la procédure de liquidation judiciaire (…)
Mais attendu qu’après avoir relevé, par